Adriel Boka, le photographe des STARs

adriel boka

Adriel BOKA, le Photographe des STAR

Je suis Boka Stephanas Adriel

Parle-nous de tes premiers pas dans l’entrepreneuriat !
Après mes études en infographie, j’ai commencé à m’exercer au sein de mon église avec zéro budget. Je ne disposais que de l’ordinateur familial et d’un appareil photo numérique que mon père (pasteur dans cette église) me prêtait de temps à autre. Ainsi, de fil en aiguille, je recevais un peu de sou pour mes petites activités au sein de l’église. Je pense que le fait d’avoir commencé à l’église a posé le fondement de la progression que j’ai pu avoir jusque-là. J’ai été béni à la base, je peux dire.

Parle-nous de votre business
A la base, je ne le percevais pas comme un business, c’était mon « kiff », une passion. C’est au fur et à mesure que j’en ai fait un business en monnayant mon savoir-faire. Je n’ai pas choisi d’en faire mon métier mais c’est le métier qui m’a choisi… Après l’église, j’ai quitté mes parents, la maison familiale pour aller à « l’aventure » sans boulot, sans véritable expérience professionnelle, mais juste du courage, mes aptitudes et une foi inébranlable en Dieu. Les débuts étaient compliqués mais Dieu a permis que j’obtienne des marchés en tant que graphiste et photographe par le biais de connaissances. Jusqu’à ce que j’obtienne un stage au sein d’une agence de communication. De là tout est allé crescendo, j’ai été recruté par une grosse boîte qui venait s’installer en Côte d’Ivoire. Jusqu’à l’heure actuelle je fais partie des « anciens », ayant appartenu à la première équipe.

Quelles sont tes forces et faiblesses ?
Parlant de mes forces, sans prétention, aucune, je suis polyvalent. Je suis graphiste et photographe. Je me débrouille pas mal en vidéo et en montage également, concernant les faiblesses, je me lasse assez rapidement quand je n’ai pas le feeling sur un projet auquel je suis associé.

Quelles sont tes réalisations ?
En tant que graphiste, j’ai travaillé sur : les identités visuelles des « Awards du coupé décalé », du « Primud », et du Festi coupé décalé 1ère et 2ème édition ; des concerts tels que celui de MC ONE (fin 2017) , celui de DJ ARAFAT (le 01 janvier 2018) et le duel des meilleurs entre ARIEL SHENEY et SAFAREL OBIANG (le 1er janvier 2019) …  
J’ai aussi réalisé: Les identités visuelles du groupe Trace ; des ‘cover’ pour plusieurs artistes de renoms tels que : BEBI PHILIP, KEROZENE DJ, MOLARE, FORCE ONE, KEDJEVARA …
Dans Le domaine de la photographie, j’ai réalisé le shooting officiel des 10 ans de carrière de SERGES BEYNAUD, suite à cela, pour la couverture d’un magazine togolais, j’ai effectué un shooting de l’artiste ZAGA BAMBO.
En outre YOBE KULTUR, une marque de vêtements internationale, m’a sollicitée pour en être l’ambassadeur en Côte d’Ivoire. Mes photos prises lors des concerts ont connu un certain succès au point qu’elles ont été relayées directement par des artistes de renoms sur leurs réseaux, tel que BOOBA et KEROZEN pour ne citer que ceux-là. Tout ce travail m’a valu une reconnaissance publique dans l’émission C’Midi de la chaîne nationale, dans un article où j’ai été cité comme « Le photographe people, le photographe des stars » ce fut un véritable honneur. Puis j’ai été cité par Le magazine ELLE dans son article « les photographes ivoiriens à suivre en 2019 ».

Parle-nous de tes journées de travail !
Mes journées de travail sont généralement passionnantes car j’aime ce que je fais et le milieu est attrayant. Même s’il y a des journées particulièrement stressantes, dans l’ensemble ça va.

Quelles difficultés rencontres-tu au quotidien et comment les gères-tu ?
Le graphisme demande beaucoup de créativité, quand je suis en panne d’inspiration, je mets la musique à fond, ça me permet de me détendre et de me concentrer.

Parle-nous de ton secteur d’activité !
L’intégration, de mon point de vue, est plus facile quand tu as, à tes côtés, un devancier qui t’ouvre des portes. Sinon c’est un peu compliqué.
Après c’est la qualité de ton travail qui te maintien ou te fait progresser.

Quel conseil peux-tu donner à ceux qui aimeraient faire comme toi ?
Du courage, de la passion, de la concentration, du travail évidemment, et beaucoup de détermination. Les bonnes choses ne s’obtiennent pas facilement.

Tes conseils à la jeunesse ivoirienne ?
Il faut croire en ses rêves et se lever pour chercher à les réaliser, il ne faut pas attendre quelqu’un. Le bonheur de chaque jeune se trouve en sa capacité et sa volonté à vouloir l’atteindre.

Ton mot de fin
Merci à IvoirPeople Magazine pour cet honneur qu’il me fait, c’est une très belle initiative que je tiens à saluer.

  •  
  •  
  •  
  •